Portrait de membre : Philippe Chevalier, Co-fondateur Sarx

Propos recueillis par Nathalie Marceau

Durée de lecture :  3 mins

 

1. En deux phrases, veuillez vous décrire en incluant vos activités professionnelles.

Je suis co-fondateur de l'agence en enquête et investigation privées Sarx. Nous enquêtons pour les entrepreneurs, entreprises, investisseurs, banques, avocats d’affaires, banques d'affaires. 

s3 (1)

 

2. Pourriez-vous nous expliquer votre lien avec la Suisse et quelles sont les raisons qui vous ont poussé à vous impliquer au sein de la CCCSQ ?

Nous servons une clientèle autant suisse que nord-américaine et particulièrement dans les situations impliquant des entreprises de chaque bord de l'Atlantique. J'ai donné également des conférences sur les cyber-enquêtes de réputation à l'université de Genève et en contre-espionnage industriel ou d’affaires à l’HEPIA de Genève. 

Mais vous savez que même en affaires et surtout en affaires, les émotions et le facteur humain sont les racines de tout.

Alors je me souviens des vacances de ski avec mes parents dans le Valais, je me souviens de ma passion pour l’Histoire de la Suisse du moyen-âge à nos jours. L’Histoire est un fil conducteur que l’on ne lâche jamais. Il y a plusieurs années, à la conférence de Montréal, je me suis trouvé assis à la même table que des banquiers suisses représentant une banque dont le nom me rappelait des rois d’Italie du moyen-âge et c’est ainsi en parlant Histoire que nous avions sympathisé.

 

3. Qu’est-ce qui vous distingue dans votre domaine par rapport aux autres ?

Nous offrons des services exclusifs dans le monde des affaires, notamment les enquêtes de réputation numérique totalement exhaustives, les vérifications de documents d'identité et documents officiels, les enquêtes de fraude, et surtout les enquêtes préventives pour mieux connaître un futur associé ou partenaire d'affaires, que ce soit pour un client canadien ou européen.

Comme nos clients nous disent souvent: ‘’Je ne savais pas que ces services existaient, j’aurais dû faire appel à vos services bien avant’’.  Je ne sais pas si je dois me sentir flatté ou interpellé d’entendre cette remarque. 

C’est le prix à payer - expliquer, évangéliser - quand justement on offre un service exclusif, distinctif, qui semble très niché, mais qui finalement concerne toute entreprise.

 

4. Quel est le meilleur conseil qu'on vous ait donné en affaires ?

Choisis tes clients ! Le conseil est venu de nous-même finalement; c’est un principe auquel mon associée Bonny Coulombe, qui est également notre Vice Présidente et ma conjointe, est très attachée. 

Dans notre activité, il nous faut un motif légitime d’enquête, un ‘’fit’’ légal et humain avec le client. C’est vrai que parfois des méthodes d’enquête ou de cyber-enquête peuvent effleurer des zones grises, alors il est essentiel de se sentir bien dans ce que l’on fait. Les enjeux de nos enquêtes sont financiers, commerciaux, humains, légaux. Il nous faut être conscients de nos actions, en être fiers et les assumer, c’est bien plus facile quand la relation avec le client est franche, confidentielle, et bien alignée.

t (2)

5. Nommez un livre qui a marqué votre carrière professionnelle et un livre que vous lisez pour vous changer les idées.

“Le désert des déserts” de Wilfred Thesiger pour la capacité d'adaptation et la détermination à franchir un territoire hostile, inhumain, tout en créant des liens avec les personnes rencontrées, amies ou ennemies, gérer les doutes, les surmonter.

 

6. Quelle personnalité vous inspire et pourquoi ?

Il ne faut surtout pas être inspiré par UNE personnalité, mais collectionner le meilleur et le plus utile d'un maximum d'entre elles. Dès que l’on affiche le portrait ou le livre d’un leader dans son bureau, on risque de perdre du discernement. Il faut collecter, traiter, analyser et transmettre tout ce qui nous enrichit, et accepter de changer d’avis. Finalement ce sont les faits qui doivent nous inspirer davantage que les personnes… mais j’admets que le courage et le fait d’assumer des prises de position à contre-courant, cela m’impressionne toujours.

 

7. Que recherchez-vous dans votre relation avec la CCCSQ ?

Toutes les bonnes surprises du réseautage.  Je viens à la CCCSQ sans aucune préparation (bon là je mens un peu, je me prépare quand même), mais sans chercher à vendre, juste apprendre, rencontrer, partager des compétences et je sais que naturellement cela aboutira à une relation d’affaires, un apprentissage ou toute opportunité d’apprendre. En tout cas je suis convaincu que le ‘’fit’’ dont je parlais précédemment est naturel entre le Québec et la Suisse.

 

8. Comment aimeriez-vous que les membres se rappellent de vous ?

J’aimerais qu’ils se disent : ‘’Ha oui, le gars qui mine de rien, s’intéresse vraiment à tout, il n’est pas insistant, mais il pose vite les bonnes questions. C’est amusant, c’est la première fois que je croise un détective privé pour les affaires. …..D’ailleurs  plus j’y pense plus je me demande si je ne devrais pas lui parler, il y a quelque chose qui m’inquiète un peu dans un dossier et je pourrais lui en parler….’’

C’est le ‘’mine de rien’’ que j’adore.

 

9. Êtes-vous plutôt du type fondue ou raclette ?

Tout dépend de la qualité du fromage, pas de dogme.